Figure tutélaire ou fuyante, le père en littérature est souvent un mystère à déchiffrer, une absence à combler.
Dans Comme un père (Le Rocher), Christian Authier explore avec une douceur mélancolique la quête d’un fils en manque d’origine. Alexandre, journaliste trentenaire, voit resurgir le fantôme paternel et, avec lui, tout un passé suspendu.
Dans La peau dure (Flammarion), Vanessa Schneider, elle, ausculte les zones d’ombre d’un père intellectuel et insaisissable. En cherchant dans les traces laissées par Michel Schneider, sa fille tente de comprendre l’homme dans ses silences et ses contradictions.
Ces deux textes, entre enquête intime et chant de filiation, rappellent aussi que face à la figure paternelle se rejoue sans fin le désir d’aimer et d’être reconnu.