Daniel Bourrion est né dans un milieu de paysans-ouvriers en Lorraine, il est devenu écrivain et conservateur des bibliothèques à Angers. Il a publié quatre textes en édition numérique (Publie.net) sous la direction de François Bon. Le pays dont tu as marché la terre est son premier roman.
Un splendide premier roman sur l’adieu : à l’ami, à la terre, à l’enfance, à un monde qui disparaît, et que ce texte à l’écriture hypnotique arrache à l’oubli. Un hommage aux territoires délaissés et à ceux qui trop tôt sont effacés.
Qui pour raconter cette terre en déshérence qui frôle les trois frontières à l’est de la Moselle et que le narrateur tient en partage avec sa famille et ses amis d’enfance ? Lorsqu’il apprend la mort de l’un d’eux, engoncé dans une solitude qui soulève autant de questions qu’elle éveille de regrets, il décide de se saisir d’une langue qui faisait défaut à cet ami pour dire sa perte, et le mystère d’une existence qui a toujours côtoyé les marges. Témoigner pour un homme qui a marché cette terre afin de redonner présence à ceux qui tôt perdent leur visage.
Daniel Bourrion déambule dans les couloirs du temps et capture des paysages, des êtres, un territoire que notre société lamine doucement. Pour combler cet effacement, il convoque sa mémoire et livre un texte hypnotique dont le verbe inventif et charnel constitue un magnifique hommage à ce qui n’est plus.