Andreï Kourkov, le plus célèbre écrivain
ukrainien d’expression russe, est né en
Russie en 1961 et vit à Kiev. Depuis la
publication de son roman Le Pingouin, ses
livres sont traduits dans le monde entier.
Les Abeilles grises, son dixième roman,
situé dans le Donbass, a reçu un accueil
international exceptionnel ainsi que le prix
Medicis étranger.
Le troisième volet du feuilleton plein de fantaisie d’Andreï Kourkov,
mêlant aventures policières et histoire politique.
Kiev, printemps 1919. Vingt-huit soldats de l’Armée rouge ont mystérieusement
disparu aux bains municipaux. N’ont été retrouvés que leurs vêtements laissés
au vestiaire. Ont-ils déserté ? Ont-ils été assassinés ? Et par qui ? Des brigands,
des agents de la contre-révolution ? Samson mène l’enquête. Il arpente les
rues de Kiev, met à profit les rudiments de formation qu’il a reçus, et progresse
dans l’art d’interroger témoins et suspects. Méthodiquement, il remonte la
trace des disparus, utilisant les pouvoirs de son oreille coupée. Au fil de ses
investigations, il explore les fausses pistes et met à jour d’autres affaires
d’importance, dont celles d’une curieuse contrebande de caviar et d’un non
moins inquiétant trafic de cocaïne auquel semble étroitement mêlé l’escroc
belge Jacobson – rencontré dans L’Oreille de Kiev – qu’entre-temps la Tchéka
a recruté comme agent. Mais c’est grâce au talent d’un poète des rues et à
l’obstination d’un cheval orphelin qu’il réussira enfin à résoudre l’affaire et
à arrêter les coupables. Le roman s’achève sur un coup de théâtre qui laisse
entrevoir toute la noirceur mais aussi la complexité du tchékiste Abiazov…